Section in construction
In the early 2000s, Morin et al. (2001) developed a new trap model based on rigid PVC tubes (approx. 16 cm diameter, 2 m height) fixed in the ground (CCRI-PVC trap / IOPRI trap), developed in collaboration with CIRAD, IOPRI, and CCRI Papua New Guinea. This design proved twice as effective as the standard IOPRI bucket trap (Morin et al., 2001). The synergistic effect of decomposing plant materials—empty oil palm rachises, coconut wood—with pheromone was shown to double or triple catches (Alfiler, 1999, cited in Morin et al., 2001; Hallett et al., 1995).
In Papua New Guinea, a study was carried out on 4 types of traps intended to capture rynvhophorus sp, another pest of coconut palm (Desmier De Chenon et al, 2001). Larger insects were also trapped. This study showed that PVC pipe traps caught more Scapanes than the modified “Titus Bucket” trap. Four types of traps were used. Trap one was the Laup bamboo trap (LBT) which consisted of one inter - node of giant bamboo, with two entry holes (5 cm width and 10 cm height) on opposite sides, 20 cm from the bottom internode. The second trap was the Oehlschlager Palm Weevil Trap (OPWT) which is made up of a 10 - litre bucket with entry slots (2 cm in width, 5 c m length) in the sides and a lid (Oehlschlager. et al. , 1993). Trap three, the Prior Dynastid Trap (PDT), is made up of a 10 - litre bucket with (two entry windows 13 x 7.5 cm cut in the sides 15 cm above the base and two small slits about 5 cm up from the b ase, to allow excess water to drain out. Trap four is the Titus Compound Bucket Trap (TCBT) (Kakul. et al. , 1999) that included a food container (height 19 cm, top diameter 21 cm and base diameter 16 cm) with many small holes approximately 0.5 cm apart in it for air circulation inside the PDT.
In Côte d’Ivoire, another study showed that the PVC tubes traps captured more Oryctes than bucket traps. (Allou et al, 2012).
The PVC tube traps of Morin et al. (2001), while effective, have significant drawbacks:
- Heavy and bulky (3–4 kg per tube, 2 m long), difficult to transport for small-scale farmers without vehicles.
- Installation requires digging a deep hole, making the trap difficult to relocate.
- Entry holes are positioned 1–2 m above ground, whereas recent studies indicate optimal trapping height is ~3 m above ground. A 4-m PVC tube would be needed, which is impractical.
- Traps are rarely emptied. Decomposing insects accumulate unobserved, potentially trapping non-target species including endangered ones, posing biodiversity risks.
- Accumulation of stressed, dead, or decomposing insects generates repulsive chemical compounds. Research by Allou and colleagues (N'Goran et al., 2009; Allou, 2009) demonstrated that 4-methyloctanoic acid, a derivative of the aggregation pheromone E4-MO, can exert an inhibitory or repulsive effect on O. monoceros captures.
There is therefore a need for trapping devices that are lighter, easily transportable, height-adjustable, and allow visual inspection and easy emptying of captured insects to limit repulsive effects. Our present invention addresses this need.
| Tube (or pipe) trap (PNGOPRA) |
Français
Dans les années 2000, Morin et al. (2001) ont mis au point un nouveau modele de piège destiné à capturer les insectes Oryctes rhinoceros (Scarabaeidae, Dynastinae), un des principaux ravageurs du cocotier et du palmier à huile. Ce modele repose sur l’utilisation de tubes ou tuyaux rigides, par exemple en polychlorure de vinyle, d’un diametre d’environ 16cm, et qui sont fixés dans le sol. Ils comprennent généralement dans leur partie supérieure des orifices pour que les insectes puissent rentrer. On met à l’intérieur du tube une phéromone qui attire les insectes et parfois des kairomones. Ce piège PVC vertical de 2 m de hauteur (CCRI-PVC trap, IOPRI trap), développé en collaboration entre le CIRAD, l'IOPRI et le CCRI-Papouasie-Nouvelle-Guinée exploiterait (sans que cela soit formellement démontré) l'attractivité visuelle d'une silhouette évoquant un stipe de palmier, et s'avère deux fois plus efficace que le piège seau IOPRI standard (Morin et al., 2001).
En Papouasie–Nouvelle-Guinée, une étude a été menée sur quatre types de pièges destinés à capturer Rhynchophorus sp., un autre ravageur du cocotier (Desmier de Chenon et al., 2001). Des insectes de plus grande taille ont également été piégés. Cette étude a montré que les pièges en tuyau PVC capturaient davantage de Scapanes que le piège « Titus Bucket » modifié. Quatre types de pièges ont été utilisés. Le premier était le piège en bambou Laup (LBT), constitué d’un entre-nœud de bambou géant, avec deux ouvertures d’entrée (5 cm de largeur et 10 cm de hauteur) situées sur des côtés opposés, à 20 cm de l’entre-nœud basal. Le deuxième piège était le piège Oehlschlager pour charançon du palmier (OPWT), composé d’un seau de 10 litres muni de fentes d’entrée (2 cm de largeur et 5 cm de longueur) sur les côtés et d’un couvercle (Oehlschlager et al., 1993). Le troisième piège, le piège Prior pour dynastes (PDT), est constitué d’un seau de 10 litres comportant deux fenêtres d’entrée (13 × 7,5 cm) découpées sur les côtés à 15 cm au-dessus de la base, ainsi que deux petites fentes situées à environ 5 cm de la base afin de permettre l’évacuation de l’excès d’eau. Le quatrième piège est le piège à seau composé Titus (TCBT) (Kakul et al., 1999), qui comprend un récipient alimentaire (hauteur 19 cm, diamètre supérieur 21 cm et diamètre de base 16 cm) percé de nombreux petits trous espacés d’environ 0,5 cm pour assurer la circulation de l’air à l’intérieur du PDT.
En Côte d’Ivoire, une autre étude a montré que les pièges à tubes PVC capturaient plus d’oryctes que les pièges à seaux. (Allou et al., 2012).
L'effet synergique des matières végétales en décomposition — rafles vides de palmier à huile, bois de cocotier — avec la phéromone a été mis en évidence et doublement à triplement les captures (Alfiler, 1999, cité dans Morin et al., 2001 ; Hallett et al., 1995).
Les pièges à tubes conçus par Morin et al., 2001 se sont révélés efficaces et extrêmement utiles. Ils présentent cependant un certain nombre d’inconvénients :
- Ils sont lourds et encombrants. Une grande plantation peut facilement se permettre de transporter jusqu’à ses cocoteraies plusieurs tubes longs de 2m et pesant chacun de 3 à 4 kg. En revanche, pour les petits planteurs souvent assez pauvres et non véhiculés, ce transport pose probleme.
- L’installation des pièges demande de réaliser un trou assez profond dans le sol, générant un travail assez pénible, ce qui rend ces pièges peu facilement déplaçables.
- Les orifices ménagés pour l’entrée des insectes se retrouvent positionnés en général entre un et deux mètre du sol, alors que de récentes études indiquent que la hauteur optimale de piégeage des oryctes est à 3 mètres du sol. Il faudrait un tube PVC d’environ 4 mètres pour atteindre cette hauteur, ce qui est très peu pratique à réaliser notamment pour les petits planteurs.
- Le piège n’est généralement pas vidé. Les insectes en décomposition s’accumulent dans le piège. On ne voit pas ce qui se passe dans le piège, à moins de déterrer ce piège et de le renverser, ce qui en pratique est très rarement réalisé. La masse d’insectes en décomposition peut attirer d’autres organismes, comme des insectes et arthropodes, voir même des reptiles, batraciens, mammifères ou oiseaux. Sans qu’on le sache, d’autres organismes vivants peuvent se retrouver piégés et succomber dans le piège. Certains de ces organismes vivants peuvent être des espèces menacées. Ces pièges à tube classiques peuvent présenter un risque pour la biodiversité.
- L’accumulation d’insectes stressés, morts ou en décomposition peut générer des problèmes au niveau de la nature des composés chimiques et phéromones dégagés, et induire des effets répulsifs.
Ainsi, les publications scientifiques d’Allou et de ses collaborateurs montrent que, au-delà de la phéromone d’agrégation attractive 4 méthyloctanoate d’éthyle, son dérivé acide, l’acide 4 méthyloctanoïque, peut exercer un effet inhibiteur ou répulsif sur les captures d’Oryctes monoceros (N’Goran et al., 2009 ; Allou, 2009). Ces recherches académiques visaient à mieux comprendre les réponses comportementales (attraction/répulsion) d’O. monoceros aux différents sémiochimiques et à optimiser la lutte par piégeage. Elles suggèrent l’existence d’interactions entre plusieurs sémiochimiques, incluant des molécules à effet potentiellement répulsif, qui pourraient contribuer à certains phénomènes d’évitement observés sur le terrain.
Il existe donc un besoin pour des dispositifs de piégeage plus légers, facilement transportables et reconfigurables en hauteur, qui permettent en outre de contrôler visuellement et d’évacuer facilement les insectes piégés afin de limiter les effets répulsifs liés à leur accumulation. La présente invention répond à ce besoin.
References
Alfiler, A. R. (1999). Increased attraction of Oryctes rhinoceros aggregation pheromone, ethyl 4-methyloctanoate, with coconut wood. CORD, XV(2). Cited in Morin et al., 2000 — see below. Direct access is not available online.
Allou, K., Issali, A. E., Lekadou, T., Konan, K. J. L., Zakra, N., Kouassi, K. P., ... & Saraka, Y. D. M. (2012). Comparative synergetic effect of coconut palm (Cocos nucifera L.) slices and bunches residue of oil palm (Elaeis guineensis JACQ.) associated with two kinds of pheromone traps on Oryctes monoceros OLIVIER trapping in Côte d'Ivoire.
Desmier De Chenon, R., Asmady, A., & Sudharto, P. S. (2001). New improvement of pheromone traps for the management of the rhinoceros beetle in oil palm plantations. https://agritrop.cirad.fr/525567/1/ID525567.pdf
Kakul, T., Laup, S., Prior, R. N. B., Rochat, D., Morin, J.-P., Embupa, S., & Ollivier, L. (2004). Models of traps for the coconut pests Rhyncophorus bilineatus and Scapanes australis and their trapping efficiency in Papua New Guinea. CORD. Coconut Research and Development, 20(1), 52–62. https://doi.org/10.37833/cord.v20i01.380
Morin, J.-P., Rochat, D., Malosse, C., Lettere, M., Desmier de Chenon, R., Wibowo, H., & Descoins, C. (1996). Ethyl 4-methyloctanoate, major component of Oryctes rhinoceros (L.) (Coleoptera, Dynastidae) male pheromone. Comptes Rendus de l'Académie des Sciences — Sciences de la Vie, 319, 595–602. — PubMed : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9011322/
Morin, J.-P., Sudharto, P., Purba, R., Desmier de Chenon, R., Kakul, T., Laup, S., Beaudoin-Ollivier, L., & Rochat, D. (2001). A new type of trap for capturing Oryctes rhinoceros (Scarabaeidae, Dynastinae), the main pest in young oil palm and coconut plantings. CIRAD-CP / IOPRI / CCRI. https://agritrop.cirad.fr/488593/1/348-Article%20Text-606-1-10-20200508.pdf