Section in construction
We have tried to anticipate the potential risks associated with the use of these new traps.
These traps are very light, lighter than most existing models, and it is hard to imagine that they could injure anyone if they were to fall. Nevertheless, it will be important to design a robust and well-thought-out attachment system, for example a spring loaded hook firmly fixed to a branch, so that in the event of strong winds the trap does not become detached from its support. We have identified two main types of risk.
1. Excessive synergies and non target impacts on biodiversity
The superimposition of synergistic effects, through the combination of different types of kairomones and light wavelengths, could paradoxically make the traps too attractive. There is then a risk that other, non target insect species or organisms could be captured. Certain rare or protected species could thus be trapped, with potentially harmful consequences for biodiversity. The following points should be noted:
Most other types of traps pose a more or less similar risk. As described in the dedicated chapter, tube traps function as a kind of “black box” in which dead insects accumulate. This biomass can attract other insects, or even mammals, amphibians, or reptiles, which may in turn become trapped. Yet it is difficult to see what is happening inside: the traps have to be dug up and emptied, which represents a non negligible amount of work.
We recommend designing traps whose lower part is transparent and can be emptied easily. Regular visual inspection then makes it possible to check whether organisms other than the target species are present, and if so, to release them.
The traps are designed with circular openings at the base that allow the water level to be controlled and, depending on their height inside the trap, help prevent insects from drowning. They also provide an entry and exit route for small insects, thereby limiting unintended trapping.
2. Ethical perception of insect death
Another risk lies in the perception, by certain audiences, of the slow death of insects as a barbaric or inhumane method. Even if they are pest organisms, it may be considered desirable to ensure that they die as quickly and painlessly as possible. Here again, the transparency of the lower part of the trap allows the filling level to be easily monitored. Nothing prevents the trap from being emptied regularly and the captured Oryctes from being killed rapidly by a method regarded as more acceptable. Finally, it should be borne in mind that other trap designs also store Oryctes for extended periods, without offering any better guarantee of a rapid death.Francais:
Nous avons tenté d’anticiper les risques éventuels liés à l’utilisation de ces nouveaux pièges.
Ces pièges sont très légers, plus légers que la plupart des modèles existants, et il est difficile d’imaginer qu’ils puissent blesser quelqu’un en chutant. Il conviendra néanmoins de concevoir un système d’attache robuste et bien pensé, par exemple un crochet à clapet solidement fixé à une branche, de sorte qu’en cas de vents violents, le piège ne se détache pas de son support. Nous avons identifié deux principaux types de risques.
1. Synergies excessives et impacts non ciblés sur la biodiversité
La superposition d’effets synergiques, par la combinaison de différents types de kairomones et de longueurs d’onde lumineuses, pourrait paradoxalement rendre les pièges trop attractifs. Il existe alors un risque que d’autres espèces d’insectes ou d’organismes non ciblés se retrouvent capturés. Certaines espèces rares ou protégées pourraient ainsi être piégées, avec des conséquences potentiellement dommageables pour la biodiversité. On notera les points suivants :
- La plupart des autres types de pièges présentent un risque plus ou moins similaire. Comme décrit dans le chapitre dédié, les pièges à tubes constituent une sorte de « boîte noire » où les insectes morts s’accumulent. Cette biomasse peut attirer d’autres insectes, voire des mammifères, batraciens ou reptiles qui se retrouvent à leur tour piégés. Or, il est difficile de voir ce qui se passe à l’intérieur : il faut déterrer lcs pièges et les vider, ce qui représente un travail non négligeable.
- Nous préconisons de concevoir des pièges dont la partie basse est transparente et peut être facilement vidée. Une inspection visuelle régulière permet alors de vérifier si d’autres organismes que les espèces cibles sont présents, et le cas échéant de les libérer.
- Les pièges sont conçus avec des orifices circulaires à la base, qui permettent de contrôler le niveau d’eau et, selon leur hauteur dans le piège, d’éviter de noyer les insectes. Ils offrent également une voie d’entrée et de sortie aux insectes de petite taille, limitant ainsi le piégeage non intentionnel.
Un autre risque tient à la perception, par certains publics, de la mort lente des insectes comme une méthode barbare ou inhumaine. Même s’il s’agit d’organismes ravageurs, on peut considérer souhaitable de leur assurer une mort aussi rapide et indolore que possible. Là encore, la transparence de la partie basse du piège permet de visualiser facilement son niveau de remplissage. Rien n’empêche de le vider régulièrement et de tuer rapidement les Oryctes capturés par une méthode jugée plus acceptable. Il convient enfin de rappeler que les autres modèles de pièges stockent eux aussi les Oryctes sur une durée prolongée, sans leur garantir davantage une mort rapide.
Section oryt-4b, © Roland BOURDEIX, 2025